La confrontation cryptographique en Pologne : quatre projets de loi concurrents et une proposition d’interdiction surprise jettent la réglementation dans le chaos
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La confrontation cryptographique en Pologne : quatre projets de loi concurrents et une proposition d’interdiction surprise jettent la réglementation dans le chaos

Par frenchlbn

Le parlement polonais a lancé l’un des débats publics les plus complexes sur les crypto-monnaies et leur réglementation.  Les législateurs envisagent quatre projets de loi distincts traitant de cette question.  Les initiatives qui se chevauchent ont semé la confusion parmi les régulateurs, les sociétés de cryptographie et les investisseurs qui se préparent déjà au cadre des marchés de crypto-actifs (MiCA) de l’Union européenne.

La loi semblait être une mesure de routine destinée à préparer la Pologne à mettre en œuvre les réglementations européennes pour son marché de la cryptographie, mais elle est désormais devenue une question politique complexe qui pourrait nuire à l’industrie.

Le Parlement polonais ouvre le débat sur quatre projets de loi rivaux sur la cryptographie

Le débat se concentre désormais sur quatre propositions émanant de différents groupes parlementaires, chacun ayant une vision distincte de la manière dont la Pologne devrait gérer les crypto-monnaies.  Les projets de loi proviennent de la coalition gouvernementale du Premier ministre Donald Tusk, du bureau du président Karol Nawrocki, du mouvement centriste Pologne 2050 et du parti nationaliste de la Confédération.  L’utilisation de la cryptographie est déjà répandue en Pologne, allant de certains desmeilleurs casinos cryptographiquesau commerce électronique.  Utiliser la crypto pour effectuer des paiements au casino est déjà plus rapide que d’utiliser la monnaie fiduciaire.

Au cœur de chaque proposition se trouve une tentative d’adapter le droit financier polonais au cadre MiCA de l’UE, qui devient progressivement la principale norme réglementaire pour les sociétés de cryptographie à travers l’Europe.  Ces propositions diffèrent en termes de mécanismes d’application, de sanctions et d’exigences en matière de licences.  Ils proposent également des solutions différentes quant au rôle des institutions nationales polonaises dans ce domaine.

Le paysage politique fragmenté rend également le processus difficile.  Aucun des trois blocs ne dispose des voix nécessaires pour adopter sa proposition sans l’aide d’au moins un autre bloc.  Le président du Parlement Włodzimierz Czarzasty a confirmé que les projets de loi seront examinés par une commission avant que les législateurs ne passent à une deuxième lecture et à un éventuel vote.

Le principal différend : les pouvoirs des régulateurs financiers

Le principal point de discorde concerne le rôle de l’Autorité polonaise de surveillance financière, la KNF.  Les responsables gouvernementaux soutiennent que ces agents doivent jouer un rôle plus important pour garantir que le pays se conforme aux réglementations européennes.

Dans le cadre de la proposition soutenue par le gouvernement, la KNF obtiendrait le pouvoir d’imposer des amendes pouvant aller jusqu’à 25 millions de zlotys aux sociétés de cryptographie qui enfreignent les règles de conformité.  L’approche présidentielle, en revanche, limite les sanctions à 20 millions de zlotys tout en imposant des restrictions supplémentaires sur la manière dont les régulateurs peuvent intervenir dans les opérations des entreprises.

Certaines dispositions permettent aux régulateurs de geler les comptes, de suspendre les opérations ou d’exiger des rapports approfondis en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.  Cela constitue un autre point de discorde, car nombreux sont ceux qui estiment que ces mesures sont trop restrictives.  Les initiés de l’industrie estiment qu’avoir autant de restrictions pourrait chasser l’innovation du pays.

Le PiS présente une proposition d’interdiction choc

Le parti d’opposition,le Parti Droit et Justice (PiS)), a introduit une autre proposition, rendant l’ensemble du processus encore plus compliqué.  Cette décision a choqué les législateurs car le PiS avait auparavant soutenu les efforts antérieurs visant à réglementer le secteur plutôt que de l’éliminer.

La proposition limiterait également, et dans certains cas interdirait, plusieurs activités liées à la cryptographie, notamment certaines opérations d’échange et transactions d’actifs numériques.  Si ce règlement devient loi, cela ferait de la Pologne l’un des pays de l’UE les plus restrictifs en matière de cryptographie.

Les partis rivaux et l’industrie elle-même ont immédiatement critiqué la proposition.  Une telle proposition violerait également les réglementations de l’UE, qui sont largement pro-crypto.  Les analystes ont également noté qu’une interdiction nationale pourrait être juridiquement difficile à appliquer une fois que les normes d’autorisation à l’échelle de l’UE seront pleinement opérationnelles.

L’opposition a également soulevé la question de la corruption, affirmant que certaines sociétés de cryptographie financent le Parti Droit et Justice.

Pourquoi le débat est important au-delà de la Pologne

Le débat au parlement polonais est important pour les utilisateurs de crypto au-delà de la Pologne.  Cela affecterait le débat sur la question en Europe centrale et orientale.  La Pologne est l’une des économies les plus vastes et les plus complexes de la région, et d’autres pays suivront son exemple.

Le débat met également en lumière des tensions plus larges qui émergent à travers l’Europe alors que les gouvernements tentent d’équilibrer la protection des consommateurs et l’innovation financière. MiCA aa fourni un cadre pour les efforts de réglementation, et dans ce cadre, les gouvernements nationaux disposent d’une grande marge de manœuvre pour instituer leurs propres règles. 

Conclusion

Le parlement polonais débat de quatre propositions distinctes visant à réglementer l’industrie de la cryptographie du pays.  Ces propositions émanent à la fois du gouvernement et des partis d’opposition et diffèrent dans le rôle des institutions nationales par rapport à celui de l’UE.  Le processus politique devenait incroyablement compliqué à chaque nouvelle proposition.

Le débat aura également un impact plus large sur d’autres pays européens cherchant à établir une industrie de la cryptographie et à la maintenir réglementée.  La Pologne est la plus grande économie de la région et les petits pays d’Europe de l’Est pourraient suivre son exemple.  L’UE a déjà établi de vastes réglementations en matière de cryptographie, et elles peuvent aider le secteur à se développer si elles sont bien mises en œuvre.

Source : Live Bitcoin News

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