La répression des crypto-monnaies en Israël pourrait s’intensifier après un manque de divulgation.
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La répression des crypto-monnaies en Israël pourrait s’intensifier après un manque de divulgation.

Par frenchlbn
  • Seulement 58 déclarants ont utilisé le programme volontaire de déclaration des cryptomonnaies d’Israël, bien en dessous des attentes.
  • L’Autorité fiscale s’attendait à 1 milliard de dollars de recettes fiscales sur les cryptomonnaies, mais n’a reçu que 50 millions de dollars.
  • Lancé en août 2025, le programme offre une immunité pénale aux détenteurs de cryptomonnaies pour un montant inférieur à 522 000 dollars.

L’Autorité fiscale israélienne subit un revers majeur qui pourrait déclencher un resserrement réglementaire agressif sur les marchés d’actifs numériques.

Une faible participation déclenche un nouvel examen des cryptomonnaies

Seulement 58 contribuables ont utilisé le programme de conformité volontaire de l’État pour déclarer leurs revenus d’actifs numériques au gouvernement. 

En conséquence, les autorités prévoient désormais de sévir contre les contrevenants avec des mesures plus strictes sur toutes les plateformes d’échange du pays. 

Le taux de participation a été bien en dessous des attentes des responsables financiers de l’État, qui espéraient une forte participation des investisseurs particuliers.

De plus, ce faible taux de participation révèle un manque général de confiance ou de lien entre les régulateurs étatiques et les acteurs du marché, selon des experts en conformité. 

Les détenteurs locaux d’actifs numériques ont tout simplement choisi de ne pas participer au programme, préférant ne pas déclarer leurs bénéfices passés issus des transactions. 

Ainsi, l’État devrait s’orienter vers un traçage forcé afin de rendre l’ensemble du secteur conforme à la politique fiscale nationale.

Des objectifs de recettes manqués pèsent sur le secteur des cryptomonnaies

Environ 1 milliard de dollars de recettes issues de l’impôt sur les plus-values devaient être perçus par l’exécutif grâce à cette initiative stratégique. 

Au lieu de cela, le système existant n’a rapporté que 50 millions de dollars provenant du petit nombre d’acteurs ayant déclaré. 

Cet énorme déficit exerce une pression budgétaire significative sur l’État pour qu’il cherche à récupérer les recettes perdues par d’autres moyens.

En conséquence, les enquêteurs financiers examineront de près les informations des portefeuilles numériques afin de tenter de récupérer ces millions perdus pour le Trésor. 

Il s’agit d’une approche spécifique pour identifier les gains cachés des investisseurs qui ne les ont pas déclarés pendant la période d’amnistie ouverte. 

Globalement, le nombre de contrôles fiscaux auxquels seront soumis les traders d’actifs numériques locaux au cours du prochain exercice fiscal sera considérablement plus élevé.

Des règles strictes affaiblissent l’incitation à utiliser les cryptomonnaies

L’initiative spéciale de déclaration a été officiellement lancée en août 2025 pour intégrer les actifs numériques dans l’économie formelle. 

Elle offre une immunité pénale totale aux investisseurs individuels dont les investissements sont inférieurs à 522 000 dollars jusqu’en décembre 2024. 

Mais les parties prenantes du marché doivent fournir des informations financières complètes et payer tous les impôts correctement d’ici août 2026.

Malheureusement, le cadre opérationnel actuel ne comporte absolument aucune voie de déclaration anonyme pour les détenteurs d’actifs numériques anxieux. 

Les analystes du secteur estiment que cette omission structurelle réduit considérablement l’incitation globale pour les investisseurs moyens à se manifester. 

Ainsi, les acteurs du marché refusent d’exposer leur identité aux régulateurs financiers sans une protection garantie contre un examen rétrospectif.

Entre-temps, le rapport sur la stabilité financière 2024 de la Banque d’Israël montre que les citoyens israéliens détiennent plus d’un milliard de dollars en cryptomonnaies

Ce chiffre énorme démontre la somme considérable d’argent qui n’est pas comptabilisée comme impôts dans le Trésor national. 

Ainsi, le montant des actifs détenus et non imposés est si important qu’une répression législative est imminente.

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