Allégations de liens russes et vetos répétés bloquent l’alignement cryptographique de la Pologne sur l’UE, augmentant les risques sécuritaires et de marché.
Les tensions concernant la régulation des cryptomonnaies en Pologne se sont intensifiées suite à de vives accusations de la part de ses dirigeants. Des allégations d’influence étrangère et de financement illicite ont fait passer la question de la politique financière à celle de la sécurité nationale. Les législateurs restent divisés alors que les efforts pour s’aligner sur les normes de l’Union européenne continuent de stagner. Le débat ne porte désormais plus seulement sur la régulation, mais aussi sur l’intégrité politique.
Zondacrypto sous le feu des critiques alors que Donald Tusk allègue une influence liée au Kremlin
Donald Tusk a accusé une entreprise de cryptomonnaies d’avoir des liens avec la criminalité organisée russe et les services de renseignement lors d’une session parlementaire vendredi. S’exprimant avant un vote pour outrepasser un veto présidentiel, Tusk a affirmé que la société Zondacrypto soutenait financièrement des acteurs politiques en Pologne.
Selon l’Associated Press, Tusk a allégué des liens entre l’entreprise et la « Bratva », un important réseau mafieux russe. Il a également évoqué des connexions avec les services secrets russes. Tusk a averti qu’une telle influence pourrait affaiblir les processus démocratiques et retarder la supervision nécessaire du secteur des cryptomonnaies.
Tusk a en outre déclaré que Zondacrypto avait parrainé un événement de la Conservative Political Action Conference en Pologne l’année dernière. Lors de ce rassemblement, Kristi Noem avait publiquement soutenu le candidat à la présidentielle Karol Nawrocki. Nawrocki a ensuite remporté l’élection, avec le soutien déclaré de Donald Trump.
L’impasse politique paralyse la régulation des cryptos en Pologne, suscitant des inquiétudes sécuritaires
Le bureau de Nawrocki a rejeté les accusations et a clarifié sa position sur la politique cryptographique. Les responsables ont déclaré qu’il soutenait la régulation mais s’opposait au cadre actuel proposé par le gouvernement. Il a opposé son veto à des législations similaires à deux reprises, invoquant des risques pour les consommateurs et les petites entreprises.
Ces vetos répétés ont laissé la Pologne en dehors du cadre européen MiCA (Markets in Crypto-Assets). Les plateformes d’échange et les fournisseurs de portefeuilles locaux n’ont désormais plus de voie claire vers une licence européenne. Les acteurs de l’industrie subissent une pression croissante alors que d’autres pays progressent en matière de conformité.
Des tentatives antérieures pour annuler le veto de Nawrocki ont échoué, y compris un vote en décembre 2025. Tusk a averti qu’une régulation laxiste ouvrait des brèches pour les services de renseignement étrangers et les réseaux criminels. Les divisions politiques continuent de retarder les progrès, laissant le secteur cryptographique polonais dans l’incertitude.



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