L’ED de l’Inde inculpe Chirag Tomar pour une escroquerie de phishing Coinbase de 20 millions de dollars, saisissant des actifs d’une valeur de 64,55 crores de roupies devant un tribunal de New Delhi.
La Direction de l’application des lois de l’Inde a déposé une plainte pénale contre Chirag Tomar et plusieurs associés devant le tribunal spécial des tribunaux de district de Dwarka à New Delhi.
La plainte relève de la loi de 2002 sur la prévention du blanchiment d’argent.
Tomar est un ressortissant indien purgeant actuellement une peine de 60 mois de prison aux États-Unis. L’affaire porte sur une opération de phishing à grande échelle visant Coinbase qui a volé plus de 20 millions de dollars en cryptomonnaie à des centaines de victimes dans plusieurs pays.
L’ED a saisi à titre provisoire des actifs d’une valeur de 64,55 crores de roupies dans le cadre de cette affaire.
Lire aussi :
https://www.livebitcoinnews.com/india-issues-44000-crypto-tax-notices-finds-104m-gap/
Comment l’opération de phishing Coinbase a fonctionné
Selon un communiqué de presse, Tomar et ses co-conspirateurs ont créé de faux sites web imitant de près la plateforme d’échange Coinbase authentique. Les victimes qui accédaient à ces sites remettaient involontairement leurs identifiants de connexion, codes d’authentification à deux facteurs et autres détails d’accès au compte.
Les attaquants utilisaient ensuite ces détails pour accéder aux véritables comptes Coinbase des victimes et transférer leurs avoirs en cryptomonnaie. Les fonds volés étaient déplacés vers des portefeuilles contrôlés par Tomar et son réseau.
Depuis ces portefeuilles, la cryptomonnaie était convertie en d’autres actifs numériques. Elle passait ensuite par plusieurs portefeuilles avant d’être convertie en roupies indiennes via des transactions cryptographiques de pair à pair.
Le FBI a arrêté Chirag Tomar à l’aéroport Hartsfield-Jackson d’Atlanta le 20 décembre 2023.
Un tribunal américain l’a condamné à 60 mois de prison, suivis de deux ans de liberté surveillée. L’ED a lancé son enquête après la publication d’un article de presse sur l’arrestation de Tomar aux États-Unis.
La piste du blanchiment d’argent à travers l’Inde
L’enquête de l’ED a retracé les produits de la cryptomonnaie volée vers plusieurs comptes bancaires indiens. Ces comptes appartenaient à des membres de la famille de Tomar, à des entités du groupe et à des associés commerciaux.
Les entités nommées dans la plainte pénale incluent M/s Tomar Group of Industries Private Limited et M/s Exahomes Realtors. Les personnes nommées aux côtés de Tomar incluent Pankaj Tomar, Kushagra Shakya, Akash Vaish, Rahul Anand et Ketan Luthra.
Les fonds transitaient par des comptes bancaires superposés avant d’être convertis en biens mobiliers et immobiliers. Ce processus permettait aux produits du crime d’apparaître comme des actifs propres et non contaminés.
L’ED a obtenu des preuves clés par le biais des canaux du Traité d’entraide judiciaire, demandant directement aux autorités américaines les détails des procédures pénales et les preuves. Cette coopération s’est avérée essentielle pour retracer le flux financier jusqu’en Inde.
BREAKING: 🇮🇳 ED files charges against Chirag Tomar and others over a Coinbase phishing scam, attaches assets worth ₹64.55 crore. pic.twitter.com/sjVDqe5WPD
— Crypto India (@CryptooIndia) June 15, 2026
L’ED gèle 64,55 crores de roupies d’actifs
La Direction de l’application des lois a saisi à titre provisoire des biens mobiliers et immobiliers totalisant 64,55 crores de roupies.
Les saisies concernent des actifs liés à Tomar, ses associés et les entités nommées dans la plainte. L’ED a confirmé que l’enquête se poursuit et que d’autres actions pourraient suivre.
Parallèlement à l’action en justice, l’agence a publié un avis public avertissant les citoyens des escroqueries par phishing. L’ED a signalé les faux sites web, courriels, messages et appels comme des outils couramment utilisés pour voler des données personnelles et financières.
L’agence a conseillé aux gens de ne pas cliquer sur des liens inconnus, de ne pas partager OTPs, mots de passe ou coordonnées bancaires, et de vérifier toute communication avant de répondre. L’ED a décrit cette escroquerie comme un exemple de la façon dont les cryptomonnaies volées peuvent revenir dans les systèmes financiers nationaux avant que les autorités n’interviennent.




Laisser un commentaire