Les républicains du Sénat mettent à jour la Loi sur la clarté avec des règles d’éthique sur les crypto-monnaies interdisant aux responsables fédéraux de profiter des actifs numériques.
Les républicains du Sénat ont publié mardi une version mise à jour de la Loi sur la clarté du marché des actifs numériques. La révision ajoute un vaste ensemble de règles d’éthique interdisant aux responsables fédéraux de tirer profit des actifs numériques pendant leur mandat.
La sénatrice Cynthia Lummis a déclaré que c’était le moment où le président Trump a accepté des restrictions allant au-delà de ce qu’exige la loi actuelle. Elle a appelé le Sénat à adopter le projet de loi sans délai.
Les conditions d’éthique ont été façonnées par des négociations entre la Maison-Blanche et les sénateurs républicains, sans apport démocrate jusqu’à présent.
L’interdiction d’éthique de la Loi sur la clarté vise les responsables fédéraux
La nouvelle formulation interdit au président, au vice-président, aux membres du Congrès, aux juges fédéraux et à leurs conjoints d’émettre ou de parrainer des actifs numériques contre rémunération.
La restriction couvre toutes les branches du gouvernement. Les responsables détenant déjà des crypto-monnaies doivent vendre ces actifs ou les placer dans une fiducie aveugle qu’ils ne peuvent pas contrôler.
History will remember this as the moment a president chose a higher standard of ethics than the law required of him. This agreement bans ALL federal officials — including the President — from issuing or sponsoring a digital asset for profit, with real enforcement and real… pic.twitter.com/zYlD0nRGjB
— Senator Cynthia Lummis (@SenLummis) July 22, 2026
La journaliste Eleanor Terrett a noté que la règle comporte une date d’expiration au 20 janvier 2029, ce qui la rend temporaire plutôt que permanente. Le projet de loi précise qu’il ne remplace pas les lois existantes sur les conflits d’intérêts, les valeurs mobilières ou la lutte contre la fraude déjà dans les livres.
Les pouvoirs d’exécution et les règles de divulgation prennent forme
Le ministère de la Justice obtiendrait le pouvoir d’exécution civile pour les violations selon le projet actuel. Cela inclut la possibilité de poursuivre les plateformes d’échange qui inscrivent sciemment des jetons liés à des responsables interdits.
Les pénalités pour les plateformes d’échange pourraient atteindre 250 000 $ par violation, par jour. Les responsables qui enfreignent la règle seraient soumis à la restitution des bénéfices ainsi qu’à une amende civile égale à 10 % de la rémunération reçue ou à 500 000 $.
Les exigences de divulgation se resserreraient également, obligeant les responsables à déclarer les ventes de crypto-monnaies supérieures à 1 000 $. Terrett a rapporté que les démocrates ont résisté à l’idée d’accorder au DOJ une autorité d’exécution exclusive, arguant que les procureurs généraux des États devraient partager ce rôle.
Des discussions bipartites sur la section relative à l’exécution sont attendues dans les prochains jours.
🚨NEW: Senate Republicans have just released an updated version of the Clarity Act following briefing calls with stakeholders this morning.
Here are some of the key provisions in the latest text, including ethics, the BRCA and other areas we’ve been following closely.
— Eleanor Terrett (@EleanorTerrett) July 22, 2026
D’autres dispositions façonnent le projet de loi plus large
Au-delà de l’éthique, le projet de loi conserve plusieurs sections inchangées par rapport à la version approuvée par le Comité bancaire du Sénat en mai. La partie de la Loi sur la certitude réglementaire de la blockchain reste intacte, protégeant les développeurs non dépositaires d’être classés comme transmetteurs de fonds.
L’amendement Lummis-Grassley reste attaché, préservant la responsabilité pénale pour quiconque permet sciemment des transactions illicites.
La section de la Loi « Gardez vos pièces » protège toujours les droits d’auto-conservation individuels. Les règles sur les stablecoins conservent le compromis Tillis-Alsobrooks, bloquant les paiements d’intérêts sur les soldes inactifs tout en permettant des récompenses basées sur l’activité.
Une nouvelle section sur l’application de la loi ajoute des financements pour les enquêtes sur les crypto-monnaies au niveau des États et local, ainsi que des outils d’analyse de la blockchain. Elle crée également un centre cybernétique visant les menaces de la Corée du Nord et de l’Iran, ainsi qu’une task force public-privé ciblant la fraude aux crypto-monnaies.
Les protections en matière de faillite dans le projet de loi maintiendraient les actifs des clients séparés de la masse d’une plateforme d’échange en faillite, une mesure de sauvegarde visant à empêcher une répétition de l’effondrement de FTX.
Le Government Accountability Office serait tenu d’examiner les dispositions d’éthique dans les 360 jours suivant la promulgation. Les règles entreraient en vigueur 360 jours après la promulgation ou 60 jours après une règle d’application définitive, selon la première éventualité.
Lummis a présenté l’accord comme la preuve que des normes d’éthique strictes et le soutien à l’innovation en matière d’actifs numériques peuvent progresser ensemble.




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