Le Kenya finalise la collecte de contributions sur la régulation des cryptomonnaies – 50 entreprises attendent la suite
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Le Kenya finalise la collecte de contributions sur la régulation des cryptomonnaies – 50 entreprises attendent la suite

Par frenchlbn

La consultation publique du Kenya sur le projet de règlementation des PSVA 2026 est terminée, rapprochant le pays d’un régime complet de licence et de supervision pour les actifs virtuels.

Le délai est expiré. La période de consultation publique du Kenya sur le projet de Règlementation des Prestataires de Services sur Actifs Virtuels 2026 est désormais close. Les parties prenantes ont soumis leurs contributions. Le Trésor national recueille les avis reçus.

Selon un message de @KeTreasury sur X, la prochaine étape consiste à examiner et à consolider ces soumissions avant de finaliser la réglementation. Le message a confirmé que le projet de règles est conçu pour mettre en œuvre la Loi sur les PSVA de 2025 — une loi que le président William Ruto a signée en octobre dernier.

Trois institutions partagent la supervision dans le cadre de ce régime. Le Trésor national, la Banque centrale du Kenya et l’Autorité des marchés de capitaux détiennent chacun une partie des responsabilités. La BCK s’occupe des sociétés de paiement et des négociants en stablecoins. L’AMC supervise les plateformes d’échange, les courtiers et les plateformes de tokenisation.

Ce que le projet exige réellement

La protection des consommateurs est intégrée au cadre. Divulgation des risques. Tarification transparente. Traitement des réclamations. Séparation stricte des actifs des clients. Ces dispositions figurent dans le même projet de texte aux côtés d’outils d’intégrité des marchés — due diligence avant la cotation d’actifs virtuels, surveillance continue, et une tolérance zéro affichée pour la manipulation et le délit d’initié.

Les exigences en matière de propriété (critères d’honorabilité et de compétence) y figurent également. Des seuils de capital. Des normes de gouvernance. Des obligations de conformité LCB-FT.

Cette partie sur le capital a déjà suscité des critiques. Les startups et les groupes professionnels ont vivement contesté, les émetteurs de stablecoins étant confrontés à une exigence de capital libéré de 500 millions de shillings selon le projet. On ne saura pas si la consolidation atténuera certaines de ces exigences — ou si elle maintiendra la ligne — avant la finalisation.

Le message de @KeTreasury sur X décrivait les actifs virtuels, y compris les cryptomonnaies, les actifs tokenisés et les stablecoins, comme remodelant la finance mondiale. L’objectif déclaré du Kenya, selon le message, est de tirer parti de cette évolution tout en sauvegardant la stabilité financière et en protégeant les consommateurs.

Cinquante entreprises surveillent la situation

La déclaration des incidents de cybersécurité y figure également. Des audits obligatoires. Des exigences d’assurance. Une supervision sur site et à distance. Les dispositions sur la résilience s’accumulent. Des exigences de reporting continu complètent cette liste.

Le calendrier est important. Plus de 50 entreprises de crypto, dont Binance, envisagent Nairobi comme base régionale. Plusieurs ont clairement indiqué que leurs décisions dépendent du contenu exact des règles finalisées. Le Kenya se classe troisième en Afrique pour l’adoption des cryptomonnaies. On estime que 733 300 personnes dans le pays détiennent des actifs numériques.

Le message du Trésor a présenté cela comme une initiative pangouvernementale. @CBKKenya et @CMAKenya sont tous deux nommés comme faisant partie de la structure de supervision coordonnée. Trois organismes, un seul cadre.

Ce qui change suite à la consultation publique, et ce qui reste, sera déterminé lors de la consolidation. La finalisation suivra. Les entreprises qui tournent autour de Nairobi attendent précisément cette réponse.

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