- L’ED de l’Inde a déposé des accusations dans une affaire d’usurpation d’identité de Coinbase de 20 millions de dollars.
- Les escrocs ont utilisé de faux sites Web pour voler les crypto-monnaies et les identifiants des utilisateurs.
- Le chef de file Chirag Tomar a été condamné à 60 mois de prison aux États-Unis.
La Direction de l’application des lois (ED) de l’Inde a officiellement inculpé un réseau criminel international pour une escroquerie massive s’élevant à 20 millions de dollars.
Les cybercriminels ont ciblé des investisseurs innocents d’actifs numériques dans le monde entier via une opération d’usurpation d’identité très sophistiquée.
Comment les escrocs ont imité Coinbase pour voler des actifs
Selon l’agence, les plaignants incluent Chirag Tomar, Pankaj Tomar, Kushagra Shakya, Akash Vaish, Rahul Anand, Ketan Luthra, Tomar Group of Industries Private Limited et Exahomes Realtors.
L’action est centrée sur des allégations selon lesquelles des investisseurs en cryptomonnaies ont été dupés par de faux sites Web imitant la bourse de cryptomonnaies américaine Coinbase.
Chirag Tomar, actuellement détenu aux États-Unis, aurait été un acteur clé du complot, selon les enquêteurs.
Selon l’agence, dans le cadre de l’enquête, des preuves et des données de l’affaire ont été obtenues auprès des autorités américaines par le biais des canaux du Traité d’entraide judiciaire.
Le syndicat criminel a créé des domaines Web frauduleux qui reflétaient exactement la mise en page de la plateforme légitime de Coinbase.
Les utilisateurs ont saisi leurs identifiants de connexion sensibles et leurs informations d’autorisation privées directement sur ce site de phishing malveillant sans s’en rendre compte.
En conséquence, les attaquants ont rapidement vidé les portefeuilles des victimes et envoyé les pièces volées vers plusieurs portefeuilles externes sécurisés.
De plus, les acteurs ont même usurpé l’identité du support technique de Coinbase pour tromper leurs victimes pendant l’exploitation.
Les autorités indiennes gèlent les produits illégaux de l’usurpation d’identité
L’ED a gelé plus de 6,8 millions de dollars d’actifs locaux directement liés à ce réseau mondial d’usurpation d’identité.
Les enquêteurs locaux ont découvert que le syndicat a effectué le transfert « systématique » des crypto-monnaies volées via un vaste réseau de portefeuilles indépendants.
De là, les cerveaux ont réussi à déjouer la trace des transactions par le biais de swaps sur plusieurs réseaux décentralisés.
Les conspirateurs ont ensuite converti l’argent numérique illégal en monnaie légale, ou monnaie fiduciaire, via des transferts de pair à pair (P2P).
L’argent ainsi généré en roupies indiennes est allé directement dans les comptes bancaires commerciaux des principaux suspects et de leurs sociétés écrans.
Les autorités locales ont donc agi rapidement pour saisir les voitures de luxe et les biens immobiliers de haut standing acquis avec cet argent.
Cette action agressive souligne la position stricte de l’Inde en matière de répression des activités illicites impliquant toute plateforme crypto numérique.
Les unités de renseignement financier doivent désormais être extrêmement strictes dans la vérification des transactions pour s’assurer que d’autres réseaux de blanchiment ne profitent pas des systèmes bancaires locaux.
Le chef de file reçoit une peine de prison pour fraude à Coinbase
Le cerveau derrière l’opération élaborée, Chirag Tomar, a récemment reçu une sévère peine de 60 mois de prison fédérale.
Après une enquête approfondie, le FBI a arrêté Tomar à l’aéroport d’Atlanta.
Ensuite, il a officiellement plaidé coupable de complot de fraude électronique devant un tribunal fédéral des États-Unis.
Les procureurs américains ont établi que le mode de vie personnel de Tomar était extrêmement luxueux, financé par les fonds volés de Coinbase.
Par exemple, il a financé des voyages internationaux coûteux à Dubaï et acheté plusieurs voitures de sport haut de gamme en utilisant la richesse des victimes.
Cependant, son entreprise criminelle lucrative a été rapidement stoppée grâce à la coopération étroite entre les agences du monde entier.
L’ED a obtenu des preuves importantes via le Traité d’entraide judiciaire pour préparer leur plainte pénale.
Ce cadre de coopération a aidé les enquêteurs à relier la condamnation américaine directement aux actifs gelés situés en Inde d’une manière plus directe que prévu.




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