Kenya CMA envisage un outil de blockchain pour surveiller les transactions de crypto-monnaies.
Blockchain Infrastructure

Kenya CMA envisage un outil de blockchain pour surveiller les transactions de crypto-monnaies.

Par frenchlbn
  • La CMA du Kenya prévoit des outils de suivi blockchain pour surveiller les transactions cryptos sur plus de 20 réseaux.
  • La plateforme détectera les portefeuilles à risque, les transferts suspects et les crimes financiers potentiels.
  • Les nouvelles règles sur les actifs virtuels poussent le Kenya vers une supervision renforcée du marché des cryptomonnaies.

L’Autorité des marchés financiers du Kenya (CMA) recherche une plateforme d’analyse blockchain pour renforcer la supervision des cryptomonnaies, alors que le pays se prépare à réglementer les prestataires de services d’actifs virtuels. Le système proposé aidera à suivre l’activité des actifs numériques, à identifier les transactions suspectes et à améliorer l’application des nouvelles règles relatives aux actifs virtuels au Kenya.

La CMA prévoit un système avancé de surveillance des cryptomonnaies

Selon un rapport de Capital FM Africa, la CMA recherche une plateforme de surveillance blockchain capable de suivre les transactions sur Bitcoin, Ethereum et plus de 20 autres réseaux.

Le système permettra une surveillance en temps réel, une analyse historique et des investigations approfondies sur les activités suspectes liées aux actifs numériques.

Les documents d’appel d’offres montrent que la plateforme renforcera la supervision de la conformité en aidant le régulateur à enquêter sur les risques liés aux cryptomonnaies et à superviser les prestataires de services d’actifs virtuels agréés.

De plus, la technologie aidera le régulateur à superviser les exchanges, les courtiers, les gestionnaires d’actifs, les conseillers en investissement et les plateformes de tokenisation.

La solution proposée générera des alertes automatiques concernant les portefeuilles à haut risque, les transferts anormalement importants, les mélangeurs de cryptomonnaies, les adresses liées au darknet et les entités sanctionnées. Par conséquent, la CMA bénéficiera de capacités améliorées pour détecter les crimes financiers potentiels dans le marché croissant des cryptomonnaies au Kenya.

La plateforme offrira également des fonctionnalités d’investigation, notamment la cartographie des relations entre portefeuilles, la reconstruction de chronologies de transactions et le traçage des fonds à travers les chaînes. De plus, le système attribuera des scores de risque aux portefeuilles et aux transactions sur la base d’indicateurs liés à la fraude, au blanchiment d’argent, aux rançongiciels et au financement du terrorisme.

Grâce à ces outils, le régulateur vise à identifier les liens entre les adresses blockchain et les exchanges connus, les plateformes de finance décentralisée, les services de gré à gré et les réseaux criminels présumés. Cette approche pourrait améliorer la visibilité sur les mouvements d’actifs numériques à travers plusieurs écosystèmes.

Les nouvelles règles sur les cryptos entraînent l’expansion réglementaire du Kenya

L’initiative d’analyse blockchain fait suite à l’introduction par le Kenya de la loi sur les prestataires de services d’actifs virtuels, qui a créé un cadre réglementaire formel pour les actifs numériques.

Le président William Ruto a signé la loi en octobre, sa mise en œuvre débutant le mois suivant.

Dans le cadre de ce système, les responsabilités réglementaires sont réparties entre la Banque centrale du Kenya et la CMA. La banque centrale supervise les services de cryptomonnaies liés aux paiements, les stablecoins et les prestataires de portefeuilles de conservation, tandis que la CMA supervise les exchanges, les courtiers, les conseillers et les plateformes de tokenisation.

Cependant, aucune société de cryptomonnaies n’a encore obtenu de licence dans le cadre du nouveau système. Les opérateurs existants d’actifs virtuels devraient se conformer aux exigences d’ici novembre 2026, tandis que les autorités continuent d’élaborer les directives de mise en œuvre.

La démarche de la CMA reflète une tendance mondiale plus large vers la surveillance blockchain parmi les régulateurs. Des plateformes d’analyse similaires sont utilisées à l’international pour enquêter sur les transactions illicites et soutenir les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent.

Le Kenya reste l’un des plus grands marchés de cryptomonnaies en Afrique. Les données de Chainalysis estiment que les utilisateurs kenyans ont reçu environ 19 milliards de dollars en actifs cryptos entre juillet 2024 et juin 2025.

L’outil blockchain prévu témoigne de l’effort du Kenya pour renforcer la supervision du marché tout en créant un environnement plus transparent pour l’activité réglementée des actifs numériques.

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